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mercredi, 12 décembre 2007

Poésie linguistique...

Lors de mon dernier cours de grammaire, quand la professeure nous a dit de commencer à "répandre la bonne nouvelle" en voulant dire de parler de manière grammaticalement correcte, j'ai été plutôt atteinte dans ma fierté linguistique. Je considère que la grammaire normative est là pour l'écrit ou pour les situations orales plus formelles, mais que de l'appliquer en d'autres temps, c'est nier la richesse et la variété de la langue française, avec tous ses accents, ses expressions typiques à telle ou telle région, etc. Bref, je trouve que ça l'encarcanne et l'empêche d'évoluer. J'ai tellement été touchée par ce commentaire que ça m'a inspiré un petit poème...

 "Ma langue, c'est celle que je parle, pas celle que j'écris.

J'écris avec de l'encre, je parle avec ma salive.

Ma langue est dans ma bouche, elle n'est pas dans mon stylo, non, elle n'est pas dans ma poche."

-Caroline Sigouin 

Commentaires

Je suis totalement d'accord avec toi Caro (Ce doit être dans nos gènes) et je suis fier que tu t'oppose à cette simplification artificielle de la langue. Moi aussi, j'ai régulièrement des pointes d'adrénaline quand le matin j'écoute Guy Bertrand (surnommé à raison l'ayatollah de la langue française) à la radio de Radio-Canada faire ses commentaires réducteurs à propos de la langue parlé. Il nie systématiquement tout ce qui concerne la langue parlé qui n'a pas été "consacré" par un écrit suffisamment digne à ses yeux. Restons zen et parlons avec notre cœur.

Écrit par : Serge | vendredi, 14 décembre 2007

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