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mardi, 15 septembre 2009

Un nouveau débat linguistique au Québec

Et c’est reparti pour un autre débat de langue au Québec… Concerne-t-il l’enseignement du français dans nos écoles? Pas du tout. L’intégration linguistique des immigrants? Nenni. La tradution des étiquettes? Nop! Il n’a pas non plus rapport avec le français parlé à la télévision ou à la radio.

Je vous le donne en mille :

Photo d'une Buick

Photo sous licence Creative commons
De LinksmanJD sur Flickr

La nouvelle Buick de GM devrait-elle porter le même nom au Canada qu’aux États-Unis, soit le nom de Buick LaCrosse?

Denis Arcand, dans son article La Buick LaCrosse ? Un nom pas d'Allure… nous apprend que « [p]our des raisons linguistiques évidentes, les gens de GM-Canada avaient choisi le nom moins onaniste de Buick Allure. Mais voilà justement que GM, cette compagnie, à qui on a souvent reproché d'être insulaire et peu à l'écoute de ses clients, a décidé que, à bien y penser, la LaCrosse serait la LaCrosse au Canada aussi. »

Il mentionne également que « La Presse a envoyé un courriel explicite aux relations publiques de GM-Canada, demandant si la compagnie est au courant que "crosse", en parler vernaculaire du Québec, est à la fois un substantif qui signifie masturbation et un verbe, "crosser", qui signifie rouler quelqu'un ou se faire rouler. »

Il faut quand même lui donner ça —comme me le faisait remarquer une amie— pour un article de char, c’est remarquablement bien écrit. Mais depuis quand les compagnies automobile ne mise-t-elle plus, justement, sur une symbolique sexuelle dans leur marketing? Ne dit-on pas qu’un char, c’est une extension à la virilité d’un homme? Hi hi hi… Bon, assez de rigolade. Mais avouez que c’est un débat franchement puéril.

08:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Puéril, en effet... En ce moment, c'est celui du mauvais français des futurs enseignants qui prend de l'ampleur... Qu'en pensent tes collègues universitaires? Se justifieront-ils comme tant d'autres avec des répliques insipides et insignifiantes comme "je n'avais pas de guide pour réussir l'épreuve de français... je ne savais pas quoi faire à l'examen"... Les membres d'une société qui rejettent le blâme et la responsabilité sur les autres sont voués à alimenter... les mauvaises langues! (c'est le cas de le dire)

Écrit par : Chantal | jeudi, 24 septembre 2009

Les doléances que j'ai entendues des futurs enseignants, concernant l'épreuve de français qu'ils doivent réussir pour obtenir leur brevet, sont généralement les suivantes :

-Le test ne reflète pas leur compétence globale en français et ne porte que sur les exceptions;

-La note de passage devrait être moins élevée dans certains domaines d'enseignement (c'est déjà le cas en enseignement professionnel et en anglais je pense, mais pas en éducation physique, par exemple).

Je sais aussi que cet examen vient de changer. Maintenant, il y a un nombre maximal de reprises pouvant être tentées avant d'être exclu du programme.

Mais je crois surtout qu'au-delà de la qualité de la langue des enseignants, un des problèmes dans l'enseignement du français, c'est la vision moralisatrice et réductrice de la langue. Il y a le bon parler et le mauvais parler. Or ce n'est pas en disant à un jeune qu'il parle mal qu'on lui donne les moyens de s'épanouir linguistiquement selon moi. Sa façon de parler n'est pas linguistiquement moins complète que la norme, et elle est adéquate... dans certaines situations. Ensuite, il y a la norme qui est très importante en d'autres situations. Et il y a l'enrichissement du vocabulaire qui fait partie de tout apprentissage linguistique. De plus, la langue, c'est tellement plus qu'un dictionnaire et une grammaire. À l'école, du moins dans mon temps, on voyait bien un peu de rédaction, de lecture. Mais où est donc passée toute la dimension orale de la langue? La dimension culturelle? Sociale? Politique? Et combien d'autres aspects sont passés sous silence?

Mais je le reconnais, c'est déprimant se faire signaler une faute dans un cours de français dans une phrase comme "La lumière de quelque réverbère éclairait la ruelle." "Mais 'quelque' et 'réverbère' prennent un 's', Caroline"... la stagiaire n'avait vraisemblablement jamais lu Maupassant...

Écrit par : Caroline Sigouin | jeudi, 24 septembre 2009

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