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jeudi, 13 décembre 2007

Sur la féminisation...

Cette chanson de Fatal Bazooka montre bien à quelle point la marque du féminin n'en est pas qu'une de genre grammatical! Je tiens quand même à préciser que je ne m'associe pas aux propos de la chanson, il s'agit ici d'une simple observation.

Sur la linéarité du signe linguistique...

Le signe linguistique, tel que défini par Saussure, est linéaire. C'est-à-dire que les sons que nous produisons lorsque nous parlons, se suivent les uns après les autres. Cela peu sembler simple, mais ça amène un phénomène intéressant: il faut découper cette chaîne de sons de façon à la segmenter en mots, de façon, donc, à en trouver le sens.

Quand le découpage de l'hymne national soviétique est effectucté d'une manière, disons, peu conventionnelle, par un francophone, ça donne ce résultat:

mercredi, 12 décembre 2007

Poésie linguistique...

Lors de mon dernier cours de grammaire, quand la professeure nous a dit de commencer à "répandre la bonne nouvelle" en voulant dire de parler de manière grammaticalement correcte, j'ai été plutôt atteinte dans ma fierté linguistique. Je considère que la grammaire normative est là pour l'écrit ou pour les situations orales plus formelles, mais que de l'appliquer en d'autres temps, c'est nier la richesse et la variété de la langue française, avec tous ses accents, ses expressions typiques à telle ou telle région, etc. Bref, je trouve que ça l'encarcanne et l'empêche d'évoluer. J'ai tellement été touchée par ce commentaire que ça m'a inspiré un petit poème...

 "Ma langue, c'est celle que je parle, pas celle que j'écris.

J'écris avec de l'encre, je parle avec ma salive.

Ma langue est dans ma bouche, elle n'est pas dans mon stylo, non, elle n'est pas dans ma poche."

-Caroline Sigouin 

Maudit Français...

Dans le cours d'aujourd'hui, sur le blogue de ma collègue Claude Côté (http://dictionn-aire-cote.monblogue.branchez-vous.com/), on a vu l'image suivante:

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Je me suis alors exclamée: "Maudit Français!", sur un ton, je vous rassure, tout ce qu'il y a de plus humoristique. Il est bon de noter qu'il s'agit également d'une expression consacrée, telle que définie dans le Dictionnaire de la langue québécoise (1997) de Léandre Bergeron: "França n.m. -Français. Maudit França - Français en général - Français fatiquant (sic) ou fendant". Je suis consciente que ce n'est pas parce qu'une expression est recensée dans un dictionnaire qu'elle est "politicaly correct", mais je pense, pour l'avoir entendu le plus souvent de Français, que cette locution a peu a peu perdu sa connotation péjorative, pour en prendre une plutôt humoristique.
 
Ça m'a ammenée à me demander s'il était souhaitable de banaliser, de rendre humoristiques toutes les expressions péjoratives ou s'il peut y avoir un effet pervers à cela dans certain cas. Je doute que les Français aient jamais été victimes de grande discrimination raciale, en tout cas au Québec. Mais avec des termes comme nègre, kawish, squaw, pédé, tapette, mon p'tit juif, etc., est-il mieux de les banir ou de leur faire prendre une autre connotation? Personnellement, je trouve nègre extrêmement euphonique et son étymon veut simplement dire "noir", l'auteur-compositeur-interprète Renaud a une superbe chanson contre l'homophobie intitulé Petit Pédé, etc. Vite comme ça, je dirais que si le moment est venu et que l'opération est effectuée avec doigté et sensibilité, une banalisation de ces expressions est très bien. Les mots ont le pouvoir qu'on leur donne collectivement.
 
Et qu'en est-il des expressions péjoratives sexistes? Comment banaliser des termes comme plotte, salope, etc. sans que ça ne consiste à les appliquer à n'importe quelle femme? Est-ce que dans ce cas, ce n'est pas plutôt le sens négatif du terme qui se répand plutôt que ne se dilue?

 

mercredi, 17 octobre 2007

Réflexion linguistique du jour: "saudade"

En fin de semaine passée, je suis allée à Lévis voir les Zapartistes et j’en ai profité pour aller marcher dans le vieux Québec. J’ai vite ressenti une étrange nostalgie en voyant ces bâtisses en pierres plusieurs fois centenaires, témoins de l’histoire de mes ancêtres, et défigurées par ces froides constructions modernes pleines de plastique… Un bien drôle de sentiment. En racontant cela à un de mes amis, je lui sors le mot saudade pour tenter de définir mon émotion, sans jamais avoir lu de définition précise de ce mot portugais. Mais je savais que le fado, style musical portugais que je connaissais, lui, transpirait la saudade, et je m’étais sentie comme en écoutant du fado. Mon ami ne connaissant pas ça, je vais voir sur Wikipédia pour lui donner une définition, et quelle surprise quand je l’ai lu! Je ne me serait pas attendu à ce qu’elle colle si bien à mon impression.

            « La saudade est un mot portugais, qui exprime une tristesse empreinte de nostalgie, quand un homme se sent dépossédé de son passé. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saudade

On y disait aussi que saudade est considéré comme le mot portugais le plus dur à traduire. Je me suis alors dit que parfois, la musique est meilleure définition que les mots...

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